Actu de la semaine : YouTube/Sony, Divx, Fnac, Pirate Bay, Hadopi

Vague d’attaques sur le web, YouTube/SACEM, NKM sur Twitter, Silverlight et les chiffres, MarioKart

  • Internet subit en ce moment une vague d’attaque sans précédent, plusieurs grandes sociétés de services et d’hébergement en on fait les frais.
  • YouTube/SACEM : les procédés à l’américaine m’étonneront toujours… Je suis quand même content (chauvin?) d’apprendre que Dailymotion a su mener cette négociation il y a quelques mois 
  • Nathalie Kosciusko-Morizet, notre secrétaire d’état à l’économie numérique, plus connue sur le nom de NKM, s’installe sur Twitter
  • Alors que Microsoft se refuse d’évoquer le moindre chiffre, il semblerait que les sondes du net soient d’accord sur une base de 50% de terminaux compatibles Silverlight. C’est ce que révèle cet article de NewTeeVee. Pas si mal pour un produit si jeune et pas de quoi rassurer des sites qui se lancent dans l’aventure. Microsoft a néanmoins franchi un cap intéressant !
  • Un peu de détente, MarioKart en HTML, sisi, merci le <canvas> qui vient tout droit de HTML 5

La difficile équation de YouTube & consors

Recette publicitaire en chute, difficultés avec les majors et maintenant une Europe qui rend les négociations de droits vidéos difficiles ; YouTube a bien du mal a avancer avec son modèle économique. Qu’est-ce qui se cache derrière ces négociations échouées avec les SACEM locales ?

L’incontrôlable afflux de contenus générés par les utilisateurs (UGC) n’est pas étranger à ces problèmes. Les créations originales sont rares et précieuses, c’est ce qui rend le métier de mise en avant si difficile. Ces pépites, les sites essayent de les mettre en avant et de les valoriser. Pour le reste, il s’agit de pâle copie de contenus pour lesquels les utilisateurs n’ont pas de droit et pour lesquels YouTube doit être attentif en modérant. Etant donné le trafic entrant, cela représente des ressources machines et humaines, un coût qui vient s’ajouter aux coûts de bande passante, de serveurs et d’ingénierie.

D’abord l’Angleterre la semaine dernière puis en Allemagne hier soir. YouTube n’est pas le seul à souffrir, MySpace a lui aussi du fil à retordre de l’autre coté de la Manche.

Pour les sites de radio comme Deezer ou Last.fm (qui au passage ne fait pas techniquement du streaming mais du progressive download), la même problématique va arriver tôt ou tard et les règles deviennent de plus en plus dures.

Update : Synthèse faite par Le Monde.fr : Dailymotion et Youtube peinent à gagner de l’argent

YouTube sur votre TV, la solution bon marché

C’est une idée de génie du designer industriel Ignacio Pilloto. Rapide à mettre en place, bon marché, une véritable aubaine en temps de crise. Un concours est même organisé sur son blog pour gagner quelques exemplaires!

2 milliards de vidéos consultées en Janvier 2008

Une étude ComScore publiée aujourd’hui donne des indicateurs très intéressant sur le marché de la vidéo en ligne. Ainsi on découvre un classement du marché français où le trio de tête en terme de vidéos visionnées est composé de Google (YouTube et Google Vidéo), Dailymotion suivi du groupe TF1 talonné par Microsoft.

Actualités : Allociné, Google Vidéo/YouTube, smooth streaming…

Quelques infos intéressantes cette semaine

Hulu, le séducteur des majors qui fuient YouTube

Très peu connu en Europe et à l’international, Hulu.com s’est fait une belle 3ème place outre altantique. Le site de vidéo du groupe News Corp (qui détient entre autre MySpace.com) serait en bonne position pour accueillir les majors qui fuient YouTube faute de modèle économique satisfaisant. La fuite concernerait Universal Music, Warner Music, Sony BMG et EMI.

Le modèle d’Hulu est plus en faveur des majors puisqu’il fonctionne sans contenu généré par les utilisateurs (UGC), uniquement ceux produits par les professionnels de l’audiovisuel. Hulu diffuse une quantité importante de clips et de séries TV dont The Office ou encore American Dad. La société n’opère pour l’instant qu’aux Etats-Unis et visiblement va tôt ou tard se lancer à l’international.

L’INA et Warner ne veulent plus de YouTube

De part son audience YouTube a su attirer les majors comme Warner. Le modèle économique ne semble malheureusement pas en faveur de la major qui, pour le coup, demande le divorce.  De son coté l’Institut National de l’Audiovisuel français a décidé de poursuivre la marque de Google car le filtrage ne semble pas assez efficace : trop d’oeuvres protégées sont encore diffusées.

On peut se demander comme le virage de la vidéo en ligne va passer le cap d’une industrie capable de monétiser son audience et ses contenus. Le leader YouTube et son second Dailymotion multiplient les accords pour enrichir leur plateforme.